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Love and Expression -- Why Love Needs To Be Expressed For Ourselves Above All

Updated: Feb 22

A burning flower.

(French translation by Mr. Roland Leblanc. English version, Below)


Amour et expression – Pourquoi l’amour doit avant tout s’exprimer pour nous-mêmes Ce dont le monde a besoin une connexion (un lien) – comment il se fait des illusions Savez-vous ce qui, à mon avis, manque le plus au monde ? C'est l'amour. Pas d’amour romantique, conjugal ou patriotique, mais d’amour pour nos semblables. Mais le plus important, c’est l’amour de soi. Un amour de soi résilient et rationnel. Il semble, semble-t-il, bien plus facile de se livrer à la violence, à la haine et à l’arrogance intentionnelle que d’essayer de surmonter l’un ou l’autre de ces concepts, au nom de l’unité. Nous recherchons également le pouvoir sur les autres... pour ensuite nous retrouver seuls au sommet.

Pour citer M. John Duran : "Un vrai leader ne recherche pas le leadership mais le rejette si possible, et ne porte le fardeau de commander aux autres que s'il n'y a pas de meilleur choix pour le bien de tous"

Car aucune connexion, affection ou attachement ne peut compenser le travail sur nous-mêmes, afin que nous devenions de meilleures versions de nous-mêmes. Pas d'amour, nous n'y échappons pas. Pas d'hédonisme. Aucune organisation d'aucune sorte. Si nous pensons que les connexions avec les autres compenseront nos vides intérieurs, nous nous retrouverons bêtement déçus, chagrin après chagrin. Car, en fin de compte, peu importe qui nous accompagne ou se met en travers de notre chemin, la seule compagnie que nous avons le plus à découvrir... c'est la nôtre. La solitude est un phénomène universel, qui ne peut être résolu que par l'individu. Cela peut vraiment être résolu lorsqu'il ou elle s'efforce réellement de s'aimer... qu'il soit à propos, ou aimé ou non par quelqu'un... Penser autrement, ça a été mon erreur. Ainsi, je rachèterai mes erreurs par l’altruisme. Et je ne m’attends plus à ce que mes efforts soient reconnus. Je vais... contribuer, de toute façon. Que je sois aimé ou jugé digne ou non, cela n'a pas d'importance. Je n'ai pas besoin de votre validation. Je me débrouillerai moi-même, de toute façon. Je travaillerai pour atteindre mon objectif, peu importe qui marchera sur mon chemin ou refusera de coopérer. Je vais passer au travers. Il est vain d’utiliser quoi que ce soit pour justifier des incitations mesquines, de la haine et des crimes contre ceux qui pensent différemment de vous. Vous êtes autorisé à penser différemment. Ils sont autorisés à penser différemment. Chacun est autorisé à mener sa propre vie comme il l’entend. Diviser pour régner n'est pas une bonne méthode... car cela maintient les gens dans l'illusion que le conflit avec les autres leur donnera ce qu'ils veulent... Non. L’amour et l’appréciation que nous recherchons peuvent être accordés sans s’opposer ou contrôler les autres. Pas même en voulant que les autres changent pour nous. Non. Les deux, dans leur état le plus rationnel, viennent de l’intérieur. Car nous n’avons que nous-mêmes dans ce monde pour partager la vie, au maximum. D'autres... ne sont rien de plus que de simples voyageurs (des gens que l'on rencontre). Et si nous voulons être aimés, nous devons nous aimer nous-mêmes. Nous ne devons pas être faibles. Il ne faut pas être mesquin. Nous ne devons pas rechercher la pitié des autres. Non. Nous devons nourrir une force intérieure en nous. Que les autres nous aiment ou non n’est que leur propre prérogative. Nous... ferions mieux de vivre de toute façon. Nous devons être des phares automoteurs, qui peuvent parfois attirer les autres, et parfois non. Nous ferions mieux de ne pas rejeter la faute sur les autres, et plutôt sur nos propres faiblesses. Après tout, il est de notre devoir d’y travailler nous-mêmes. L’amour demande des efforts, et bien sûr, il en va de même pour l’amour-propre. C'est ce qui est négligé. Le fait que vous ayez besoin de le nourrir activement en vous-même, envers le monde, mais surtout envers vous-même, est la seule manière pour que cela puisse éventuellement... devenir naturel. Cependant, lorsque vous êtes autorisé à ressentir et à vous exprimer comme bon vous semble, la haine est un outil de communication bien plus facile que l’amour. Car lorsque vous vous aimez tel que vous êtes, vous n’êtes plus gêné par l’approbation des autres. Vous devenez plus fort qu'eux. Car vous n’avez même pas besoin d’eux pour ressentir quoi que ce soit à votre sujet. Ensuite, très peu de choses peuvent réellement vous gêner. Le caractère fort est une vertu, car cela vous permet d’ignorer tout ce qui doit l’être, au nom de votre réussite. Et avec l’amour vient une grande confiance et une grande appréciation de vos capacités. Une appréciation qui ne dépend pas d’une petite approbation extérieure. Vous n’avez pas besoin d’être approuvé pour qui vous êtes. Vous êtes qui vous êtes, de toute façon. À mesure que les démocraties émergeaient et que les dictatures étaient considérées comme primitives et dépassées, les gens se sont vu accorder la liberté sacrée de s’exprimer, sans craindre d’être arrêtés, torturés ou tués. L’amour, au contraire, est un outil des plus dangereux pour ceux qui ont soif de pouvoir. Car ils souhaitent que vous ne vous aimiez pas et que vous vous permettiez ainsi d’être au-delà de vos propres limites. Non. Les avides de pouvoir veulent que vous soyez dans le rang, opprimés et dépravés de votre humanité. Ils veulent vous utiliser pour leur propre gain, peu importe ce que vous ressentez réellement. Aimez-vous trop pour votre propre bien et vous devenez un problème. Tout cela parce que vous refusez de céder à l’oppression des voies orthodoxes. Les mêmes voies orthodoxes qui ne se soucient pas de vous. Les mêmes voies orthodoxes pour lesquelles votre amour de vous-mêmes est sans intérêt. Par conséquent, l’expression de l’amour – du véritable amour – de l’amour inconditionnel – menace la structure sociétale. Car la structure sociétale est construite pour opprimer l’individu et non pour le nourrir. Pour avoir rejeté la culture de notre individualité et son appréciation de soi, indépendamment des externalités... le monde extérieur mérite d'être rejeté dans son ensemble. Car le système ne nous aime pas vraiment. Le seul être qui peut certainement s’aimer, c’est nous-mêmes. Cela ne se produira que lorsque nous exprimerons notre amour envers nous-mêmes. Et c’est la clé pour réduire un grand nombre de nos angoisses. Car nous pensons que nos désirs infinis combleront nos manques. De telles attentes... ne sont que de simples illusions. Dans un monde d’épines, où fleurit l’amour ? Aux yeux de beaucoup d’autres, qui nous utilisent pour leur propre gain, pourquoi devraient-ils se soucier de nourrir l’amour dans nos cœurs, alors qu’ils vivront de toute façon ? Peu importe qui vous êtes : tant que les gens choisissent l'apathie envers les autres, ils pourraient tout aussi bien être remplis de haine les uns envers les autres, comme si c'était une réalité éternelle. Pourquoi... pourquoi devrions-nous permettre cette réalité externe, au sein de nos mondes intérieurs ? Pourquoi notre noyau intérieur devrait-il dépendre de choses qui échappent à notre contrôle ? Certains prospèrent dans cet environnement, leur ignorance bienheureuse étant un bouclier contre la réalité de leur solitude. D’autres sont intimidés car leur sensibilité est trop vive pour les frictions constantes de l’insouciance. Et puis il y a ceux, peut-être peu nombreux, qui cherchent refuge en ermitage, s'éloignant de la toxicité du monde, car ils savent et refusent qu'elle soit la leur. Pour eux, l'amour extérieur... n'est pas nécessaire, car il dépend trop des aléas de la vie. Des circonstances qui ne se présentent que peu souvent chez très peu d'individus. Combien d’entre nous… sommes prêts à apprécier et admirer quelqu’un, peu importe qui il est, ce qu’il fera et ce qu’il pourrait devenir ? Hehehe... Au contraire... tout amour conditionnel, ne serait-ce qu'une forme de faiblesse. De compensation. De refuser de nous traiter comme nous le méritons. Car nous ferions mieux de le faire, et de le faire avec amour. À mesure que les gens se divisent en raison de leurs opinions distinguées, ils alimentent encore davantage la haine, le mécontentement et le désordre. Personne ne peut arrêter leur quête obsessionnelle dans le monde extérieur... de quelque chose qu'ils peuvent accomplir dans leur propre monde intérieur. Dans un cadre démocratique, chacun a le droit de ressentir et d'exprimer ce qu'il veut, indépendamment de l'impact sur le cœur et l'esprit des autres. En tant que tel, les gens sont autorisés à s’en moquer. En ne nous manipulant pas et en acceptant la liberté qu'est le droit d'autrui de nous ignorer... nous sommes également autorisés à nous leurrer. Nous nous trompons en pensant que le mépris d’autrui devrait même nous importuner, objectivement.

Le plus grand ennemi de l’amour universel – l’amour pour tous les êtres humains – n’est pas la haine, la colère ou la discrimination, c’est le refus à l’autre d’être qui il est. Le refus de les laisser être qui ils veulent être. Être celui qu’ils pensent qu’ils devraient être. Une grande partie de la souffrance humaine et de la toxicité... découlent du désir de changer l'autre, comme condition préalable à notre propre bien être intérieur. L'insensibilité est un privilège, permettant de se faire rarement insulter et de supporter de longues périodes de conflit avec le monde. L'insensibilité est un bouclier qui nous permet d'être qui nous voulons être, quelles que soient les pensées et la validation externes (ou leur absence). Et sans raison impérieuse de nous aimer, pourquoi devrions-nous même agir selon nos propres besoins et désirs authentiques ? Nous pouvons choisir de ne pas nous détester. Nous pouvons choisir de comprendre que, bien que notre moi soit social dans une certaine mesure, il existe un moi au-delà de tout cadre collectif. Et ce moi mérite d’être aimé. Et vous pouvez l'aimer indépendamment de n'importe qui d'autre, il n'en tient qu'à vous de vous choisir vous-même par votre propre appréciation de vous-même.


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(English version, here)



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A World Craving Connection -- How It Deludes Itself


Do you know what I think the world lacks the most? It is love. Not romantic, marital, or patriotic love, but love for your fellow human beings. But most importantly, is the love for yourself. A resilent, rational self love. It is, so it seems, far easier to engage in violence, loathing, and intentional arrogance than it is to try to overcome any of these concepts, in the name of unity. We also seek power over others... only to still find ourselves, lonely at the top.


To quote Mr. John Duran:

"A true leader does not seek leadership but rejects it if possible, and only carries the burdens of commanding others if there is no better choice for the good of all"

For no amount of connection, affection or attachment, can compensate working on ourselves, so we would become better versions of ourselves. No love, no escapism. No hedonism. No organization of any kind. If we think connections with others will compensate our inner voids, we will stupidly find ourselves disappointed, heartbreak after heartbreak. For, in the end, no matter whom comes with us, or stands in our way, the only company we have the most... is our own.


Loneliness is a universal phenomenon, solvable only by the individual. It can truly be solved when he or she actually works to love themselves.... regardless of whether or not they are relevant or loved by anyone... Thinking otherwise, was my mistake. So, I will redeem my faulty ways by altruism. And I do not expect to be recognized for my efforts, any longer.


I will... contribute, either way. Whether or not I'll be loved or deemed worthy, it matters not. I don't need your validation. I will manage myself, either way. I will work towards my purpose, no matter who would walk in my path, or refuse to cooperate. I will endure.


It is vain to use anything as a justification for petty incitements, hate, and crimes against those who think differently than yourself. You are allowed to think differently. They are allowed to think differently. Anyone is allowed to lead their own lives the way they want to. To divide and conquer isn't a good method... as it keeps people under the illusion that conflict against others will ge them what they want...


No. The love and appreciation we seek can be granted, not by opposing nor controlling others. Not even by wanting others to change for us. No. Both, at their most rational state, come from the inside. For we only have ourselves in this world to share life, the most. Others... are nothing more than mere travelers.


And if we wish to be loved, we must love ourselves. We mustn't be weak. We mustn't be petty. We mustn't seek the mercy of others. No. We must nurture an inner strength within us. Whether or not others will love us, is only, and only, their own prerogative. We... best live either way. We must be self-propelled beacons, that may sometimes attract others, and sometimes do not. We better not blame others, most of all, on our own petty weaknesses. After all, it is our duty to work on them ourselves.

Love requires effort, and of course, the same goes for self-love. That is the thing that is overlooked. The fact that you need to actively nurture it within yourself, towards the world, but most importantly towards yourself, is the only way it can eventually... turn natural. However, when you are permitted to feel and express yourself in any way you like, hate is a far easier tool in communication than love is.


For when you love yourself for who you are, you become unhindered by the approval of others. You become stronger than them. For you don't even need them to feel anything about you. Then, very little can actually stand in your way.


Ruthlessness is a virtue, because it allows you to disregard whatever needs to be disregarded, in the name of your success. And with love comes great confidence and appreciation in your abilities. Appreciation that does not depend on petty external approval. You do not need to be approved for who you are. You are who you are, either way.

As democracies emerged, and dictatorships were seen as primitive and outdated, people were granted the sacred freedom to express themselves, without the fear of being either arrested, tortured, or killed. Love, if anything, is a most dangerous tool for those who are hungry for power. For they want you not to love yourself, and thus allow yourself to be more than your own limits.


No. The power hungry want you to be in line, to be oppressed, and depraved of your humanity. They want to use you for their own gain, regardless of what you really feel. Love yourself too much for their own good, and you become a problem. All because you refuse to yield to the opression of the orthodox paths.


The same paths that do not care for you. The same paths whose love for yourself matters not.


Therefore, the expression of love -- of true love -- of unconditional love -- threatens societal structure. For societal structure is built to opress the individual and not nurture him or her. For discarding the nurture of our individuality, and its self-appreciation, independent of externalities.... the external world deserves to be discarded at large.


For it does not really love us. The only being who can certainly love themselves, is ourselves. That will only occur when we express our love to ourselves. And that, is the key to reducing many, many of our agonies. For we think endless desires will fulfill them. Such expectations... are mere delusions.



In a World of Thorns, Where Does Love Bloom?

In the eyes of many others, who use us for their own gain, why should they care, to nurture love within our hearts, when they will live either way? It doesn't matter who you are—as long as people will choose apathy towards others, they might as wel be filled with hatred for each other, as if it's an eternal reality.


Why... why should we enable that external reality, within our internal worlds? Why should even, depend our inner core, on such things, which are beyond our control?


Some thrive in this environment, their blissful ignorance a shield, from the reality of their loneliness. Others are intimidated as their sensitivities too sharp for the constant friction of carelessness. And then there are those, perhaps few, who seek refuge in hermitage, withdrawing from the world's toxicity, for they know, and refuse, for it to be their own. For them external love... is unnecessary, found only in the pockets of opportunities. Pockets of genuine appreciation that exist between... very few individuals.


How many of us... are willing to appreciate and admire someone, regardless of who they are, what they will do, and what they might become? Hehehe... If anything... all conditional love, if but a form of weakness. Of compensation. Of refusing to handle ourselves like ourselves deserve. For we better do it, and do it with love.


As people become divided by their distinguished views, they fuel further hatred, further displeasure and further disorder. No one can stop their obsessive quest in the external world... for something they can fulfill within their own internal worlds.


In a democratic framework, every person is entitled to feel and express whatever they want, regardless of the impact on others' hearts and minds. As such, people are allowed to not care. By not handling ourselves, and embracing the liberty that is the right of another to disregard us... we also are allowed to delude ourselves. Delude ourselves, that the disregard of another, should even matter to us, objectively.


The greatest enemy of unitary love—the love for all human beings—is not hate, anger, or detesting, is the refusal for another to be who they are. The refusal to let them, be who they want to be. Be, who they think they should be. Much human suffering and toxicity... stems from wanting to change another, as a prerequisite for our own internal good.


Insensitivity is a privilege, allowing one to rarely be insulted and to endure long periods of conflict with the world. Insensitivity is a shield that allows us to be who we want to be, regardless of external thought and validation (or lack thereof). And without a compelling reason to love ourselves, why should we even act according to our own genuine needs and desires?


We can choose not to hate ourselves. We can choose to understand that, despite being social to whatever extent, there exists a self beyond any collective framework.


And that self deserves to be loved. And it can be loved, regardless of anyone, but your own approval of yourself.

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Tomasio A. Rubinshtein, Philosocom's Founder & Writer

I am a philosopher from Israel, author of several books in 2 languages, and Quora's Top Writer of the year 2018. I'm also a semi-hermit who has decided to dedicate his life to writing and sharing my articles across the globe. Several podcasts on me, as well as a radio interview, have been made since my career as a writer. More information about me can be found here.

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