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On the Path to Philosphership: Being Proven Wrong

Updated: Mar 14

A flying jet.

French translation by Mr. Rolnd Leblanc. English translation, below


Sur le chemin de la philosophie : Se trouver à avoir tort


(Cela fait partie d'une mini-série sur Philosocom sur la façon de devenir philosophe. Voici le reste du matériel :








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L’importance de se tromper


Avoir tort est l’une des choses les plus importantes qu’un philosophe puisse expérimenter, quel que soit son degré de génie . Lorsque nous acceptons volontiers d’avoir tort, nous franchissons une étape cruciale pour nous éloigner de l’illusion, l’antithèse de la vérité.


Cette volonté de se tromper est impérative. Peu importe la haute estime que vous accordez à vous-même ou à vos idées philosophiques ; vous devez toujours être ouvert à la possibilité d’erreur.


Voici le piège : notre ego s'emmêle souvent dans nos croyances. Prenons, par exemple, l’idée fausse de l’autodiagnostic de l’autisme. Imaginez, pour les besoins de l’argumentation, recevoir un diagnostic différent plus tard. Cela pourrait entraîner de la colère et de la frustration. Pourquoi? Parce que notre identité, dans une certaine mesure, se construit sur notre compréhension de nous-mêmes. Se tromper sur quelque chose d’aussi apparemment fondamental peut être un coup dur pour l’ego.


C’est précisément pourquoi les philosophes doivent cultiver la capacité de détacher leur ego de leurs idées. La véritable croissance intellectuelle s’épanouit sur le terrain fertile de l’ouverture d’esprit et de la volonté de réviser nos perspectives face à de nouvelles preuves.


Les croyances ne sont que des éléments d’une recherche à plus grande échelle qu’est la philosophie. Ce sont des évaluations plutôt que des faits. Et un bon philosophe est un chercheur de vérité plutôt qu’un promoteur d’évaluations. Les évaluations se révèlent véridiques une fois testées.


Tester nos vérités


La recherche de la vérité nécessite une acceptation qui donne à réfléchir : la vérité pourrait se trouver bien au-delà de notre compréhension actuelle. Considérez simplement ma situation. Pendant une décennie, je me suis identifié comme autiste sur la base d'un diagnostic. Cependant, le philosophe en moi m’oblige à reconnaître la possibilité d’une erreur, si par exemple le diagnostic lui-même s’avère erroné. Cela aurait pu arriver...


Alors, voici la question : un véritable chercheur de vérité n'apprécierait-il pas l'opportunité d'avoir tort, surtout lorsqu'un diagnostic est abordable et accessible ? Tout comme un scientifique, je peux bénéficier de l’application de mes propres théories à ma vie. Le refus de tester des hypothèses par rapport à l’expérience vécue risque d’aggraver les illusions potentielles. Bien sûr, cela s'applique aux situations où il y a suffisamment d'argent pour se permettre un autre diagnostic, plus d'une fois dans une vie.


Au cours de mon propre parcours en ligne, certains m'ont accusé de narcissisme. Mon attachement philosophique à la vérité m'a amené à consulter mon psychologue, qui a réfuté l'accusation. Cela met en évidence un point crucial : de simples critiques, même si elles sont bien intentionnées, peuvent s’avérer inexactes.


Par conséquent, la critique ne doit pas être traitée comme une vérité absolue, une « Torah du Sinaï » incontestable. La possibilité d’avoir tort n’indique pas automatiquement une erreur. Un doute sain doit être appliqué des deux côtés – le vôtre et celui de vos critiques. Un questionnement rigoureux peut être la voie vers une compréhension plus claire de la vérité.


Mais il est assez difficile de le faire, et cela est inutile, lorsque vous et les critiques manquez de professionnalisme pour rester calmes.


La couenne dure du philosophe


Un bon philosophe aspire à l’honnêteté intellectuelle, ce qui nécessite une ouverture d’esprit face à la réfutation – même si cela pique. C'est pourquoi j'autorise volontiers les commentaires sur mon site Web et partage publiquement mon adresse e-mail.


Au fil des années, j’ai fait face à de sévères critiques. Mais je reconnais qu’en tant que philosophe autoproclamé, un certain niveau de sensibilité doit être sacrifié au nom de la croissance intellectuelle. Et aussi au nom de la transmission d’un contenu de haute qualité à un plus grand nombre de personnes.


La philosophie peut prospérer grâce au discours, mais seulement lorsqu'elle ne recourt pas à de petits conflits, dans lesquels les gens soit, insultent inutilement, soit, sont insultés. Le plus grand obstacle à un discours significatif est de prendre les contre-arguments personnellement, comme s’ils avaient un rapport avec vous en tant que personne.


Voici la clé pour l’éviter : séparez-vous de vos idées. Séparez-vous de vos émotions et abordez la critique avec logique et non avec émotion. N'oubliez pas que même si quelqu'un remet en question vos idées, cela ne vous met pas nécessairement au défi. Apprenez à accepter les critiques de manière professionnelle.


Cependant, permettez-moi d'être clair : rien de tout cela ne justifie le harcèlement, les menaces ou l'intimidation. Lorsqu’une partie se désintéresse de la conversation, il est temps de s’éloigner et de rechercher la vérité ailleurs. Essayons de discuter avec chacun ainsi de manière calme et paisible, sans se laisser intimider les uns par les autres. C'est la seule voie idéale, en théorie, pour un discours apaisé. Et un discours pacifique est des plus fructueux. Il s’agit d'éviter de recourir à des préjugés et à des erreurs inutiles.


Discours respectueux à la recherche de la vérité


La véritable enquête philosophique nécessite un équilibre délicat. Cette ouverture a cependant des limites :


L'honnêteté avant tout : La tromperie, l'antithèse de la recherche de la vérité, n'a pas sa place dans le discours philosophique. Nous ne devrions pas tromper nous-mêmes ou tromper les autres en nous trompant. Nous nous efforçons d’avoir un discours rationnel qui mène à une véritable compréhension. Lorsque vous induisez quelqu’un en erreur, vous abusez par exemple de sa confiance en vous. Dans certains cas, il est possible que vous n’ayez pas tort.


Être en désaccord ne dévalorise pas : un désaccord ne fait pas que quelqu'un ne « va pas bien ». Si vos arguments ont du poids et que votre adversaire n’est pas d’accord, c’est sa prérogative. Considérez cela comme une opportunité d’explorer pourquoi vous pourriez avoir tort et pourquoi il pourrait avoir raison. Comprenez son point de vue avant de le juger. Sinon, vous activeriez un mensonge potentiel dans votre pensée.


En fin de compte, la philosophie s’épanouit lorsque nous engageons un dialogue respectueux, acceptons la possibilité d’erreur et donnons la priorité à la recherche de la vérité plutôt qu’à la fierté personnelle.


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English version, here


(This is part of a mini-series on Philosocom on becoming a philosopher. Here are the rest of the material:



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The Importance of Being Wrong


Being proven wrong is one of the most important things a philosopher can experience, regardless of their perceived brilliance. When we readily accept being wrong, we take a crucial step away from delusion, the antithesis of truth.


This willingness to be wrong is imperative. It doesn't matter how highly you regard yourself or your philosophical ideas; you must always be open to the possibility of error.


Here's the catch: our egos often get tangled up in our beliefs. Take, for instance, the misconception of self-diagnosing autism. Imagine, for the sake of argument, receiving a different diagnosis later on. This could lead to anger and frustration. Why? Because our identities, to some degree, are built on our understanding of ourselves. Being proven wrong about something so seemingly fundamental can be a blow to the ego.


This is precisely why philosophers must cultivate the ability to detach their egos from their ideas. True intellectual growth flourishes in the fertile ground of open-mindedness and a willingness to revise our perspectives in the face of new evidence.


Beliefs are merely components within the larger-scale research that's philosophy. They are assessments, rather than facts. And a good philosopher is a seeker of truth, rather than a promoter of assessments. Assessments are discovered to be the truth, once they are tested.


Testing Our Truths


The pursuit of truth requires a sobering acceptance: the truth might lie far beyond our current understanding. Just consider my situation. For a decade, I identified as autistic based on a diagnosis. However, the philosopher in me compels me to acknowledge the possibility of error, if for instance the diagnosis itself happens to be wrong. That might happen from time to time.


So, here's the question: Wouldn't a true seeker of truth, welcome the chance to be proven wrong, especially when a diagnosis is affordable and accessible? Just like a scientist, I can benefit from applying my own theories to my life. Refusal to test hypotheses against lived experience risks deepening potential delusions. Of course, this applies to situations where there's enough money to afford a diagnosis more than once in a lifetime.



In my own online journey, some accused me of narcissism. My philosophical commitment to truth led me to consult my psychologist, who disproved the accusation. This highlights a crucial point: mere criticism, even if well-intended, might be inaccurate.


Therefore, criticism shouldn't be treated as an absolute truth, an unquestionable "Torah from Sinai." The possibility of being proven wrong doesn't automatically indicate error. Healthy doubt must be applied on both sides – yours and your critic's. Rigorous questioning can be the path towards a clearer understanding of the truth.


But it is quite difficult to do it, and unnecessarily so, when you and the critic/s lack the professionalism to stay calm.


The Philosopher's Thick Skin


A good philosopher strives for intellectual honesty, which necessitates openness to being disproven – even if it stings. This is why I readily allow comments on my website and share my email address publicly.


Over the years, I've faced harsh criticism. But I recognize that, as a self-proclaimed philosopher, a certain level of sensitivity must be sacrificed in the name of intellectual growth. And also in the name of delivering high-quality content for more people.


Philosophy can thrive on discourse, but only when it doesn't resort to petty conflicts, where people either unnecessarily insult or are insulted. The biggest roadblock to meaningful discourse is taking counterarguments personally, as if it has to do anything with you as a person.


Here's the key to avoiding it: separate yourself from your ideas. Seperate yourself from your emotions and approach criticism with logic, not emotion. Remember, just as someone challenges your ideas, it doesn't necessarily challenge you. Learn to take criticism professionally.


However, let me be clear: None of this justifies harassment, threatening or bullying. When one party loses interest in the conversation, it's time to step away and pursue truth elsewhere. Let's try to discuss with each other in a calm, peaceful manner, without being intimidated by one another. That's the only ideal way, in theory, for a peaceful discourse. And a peaceful discourse is a most fruitful one. One that is least to resort to unnecessary biases and fallacies.


Respectful Discourse in Pursuit of Truth


True philosophical inquiry requires a delicate balance. However, this openness has limitations:



Honesty Above All: Deception, the antithesis of truth-seeking, has no place in philosophical discourse. We shouldn't deceive ourselves or others about being wrong. We strive for rational discourse that leads to genuine understanding. When you mislead someone, for example you abuse their trust in you. In some cases it can be for you to not be proven wrong.


Disagreeing Doesn't Belittle: Disagreement doesn't make someone "not okay". If your arguments hold weight, and your opponent disagrees, that's their prerogative. See this as an opportunity for exploration as to why you might be wrong and they might be right. Understand their point of view before judging it. Otherwise you would enable a potential falsehood within your thinking.


Ultimately, philosophy flourishes when we engage in respectful dialogue, embrace the possibility of error, and prioritize the pursuit of truth over personal pride.

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Tomasio A. Rubinshtein, Philosocom's Founder & Writer

I am a philosopher from Israel, author of several books in 2 languages, and Quora's Top Writer of the year 2018. I'm also a semi-hermit who has decided to dedicate his life to writing and sharing my articles across the globe. Several podcasts on me, as well as a radio interview, have been made since my career as a writer. More information about me can be found here.

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